France Telecom : nouveaux marchés et remaniements
Le plein de chiffres

Le
chiffre d'affaires consolidé (ou CA : total des ventes du groupe hors ventes internes) est de
52,9 milliards d?euros et progresse de 2,8 % par rapport à l'année 2006.
La
marge brute opérationnelle (ou MBO : chiffre d'affaires diminué des charges opérationnelles et des frais de personnel) progresse de 3,4% avec
19,1 milliards d?euros.
Le
cash-flow organique (flux de trésorerie correspondant à la capacité d'auto-financement) généré est de
7,8 milliards d?euros, soit supérieur de 300 millions d'euros aux objectifs prévus.
Le
CAPEX (correspondant aux dépenses d'investissement) représente 13,2 % du CA à
7 milliards d'euros.
Le
résultat net (ou bénéfice net) du groupe est annoncé à
6,3 milliards d'euros. En 2006, celui-ci était de 4,1 milliards.
L'
endettement du groupe se résorbe de 4 milliards d'euros avec
38 milliards contre 42 en 2006.

Fier des résultats obtenus, Didier Lombard, Président-Directeur Général de France Télécom a annoncé la possibilité de verser un intéressement exceptionnel aux salariés du groupe en plus d'un dividende de 1,30 euros (contre 1,20 un an plus tôt) aux actionnaires. Par ailleurs, le groupe compte redistribuer 45 % de son cash-flow organique et prévoit une hausse du dividende pour l'exercice 2008.
Selon Didier Lombard, ce sont les mutations engagées par le plan NExT qui sont les principales sources de croissance du groupe :
« Deux ans après son lancement, le plan NExT qui vise à faire du Groupe l?opérateur convergent de référence en Europe, a transformé nos métiers en profondeur. Avec aujourd?hui 170 millions de clients dans le monde, dont les deux tiers sous la marque Orange, le Groupe se positionne clairement comme l?un des acteurs majeurs de son secteur. Les résultats que nous présentons aujourd?hui dépassent les engagements pris, y compris sur la réduction de la dette, et confortent notre vision des communications de demain. En 2007, nos clients ont pleinement bénéficié du développement des nouveaux usages et services et de l?extension de nos réseaux.»
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NExT, clé de voûte de la croissance France Telecom
Le plan NExT (Nouvelle Expérience des Télécommunications), mis en place au deuxième semestre 2005 est destiné à désengager progressivement
France Telecom de ses activités historiques (en conservant néanmoins sa mission de service public) au profit des nouvelles technologies et s'articule autour de plusieurs points :
- créer une forte représentativité de la marque Orange en lieu et place de France Telecom
- renforcer la base de clients haut débit fixe et nomade
- conforter l'opérateur dans son leadership européen
- lancer des offres convergentes pour le grand public et les entreprises
Cette mutation est désormais bien amorcée, et les premiers résultats sont visibles : l'opérateur enregistre
11,7 millions d'abonnés haut débit résidentiel en Europe (dont 500 000 nouveaux au quatrième trimestre 2007) et, pour la première fois, le haut débit compense le tassement des activités téléphonie analogique et mobile sur les marchés les plus équipés (France et Royaume-uni). Le déploiement massif d'offres à forte valeur ajoutée, comme la TV par ADSL ou les services mobiles réhaussant le revenu moyen par abonné.
Par ailleurs, le groupe a investi sur de nouveaux marchés (notamment Pologne, Roumanie, et Egypte) et voit donc logiquement ses ventes mondiales sur le réseau mobile croître de 5 %.
Malheureusement tout n'est pas rose chez
Orange et le déclin du téléphone fixe (entre autres) a amené
France Telecom à se séparer d'une partie de son personnel (22 000 départs contre 6 000 embauches) en France entre 2006 et 2008. Les syndicats craignent à l'heure actuelle que le groupe ne devienne qu'une gigantesque «
machine à cash ».
Les perspectives pour 2008

Didier Lombard table sur un
cash-flow organique supérieur à 7,8 milliards d?euros. Pour cela il compte :
- Stabiliser la MBO du groupe en poursuivant le programme de réduction et d'optimisation des coûts
- Maintenir le CAPEX à 13 % du chiffre d'affaires afin d'acquérir de nouveaux marchés
Au final, on peut constater que le groupe
France Telecom, moribond après l'éclatement de la bulle Internet et l'indigestion d'
Orange, affiche désormais une santé éclatante. Avec la volonté d'investir sur les marchés d'équipement et de rentabiliser les marchés mûrs avec l'ajout de nouveaux services, l'opérateur devra veiller, en France, à ne pas dépasser les 50 % de parts de marché afin de ne pas se faire réguler par l'ARCEP, tout en maintenant une qualité de service (et les prix qui vont avec...) qui ont fait sa renommée.
Le communiqué au format PDF
Parallèlement à la publication des chiffres, le groupe annonce également l'arrivée de deux nouvelles têtes au sein de son conseil d'administration :- José-Luis Durán, président du directoire du groupe Carrefour et administrateur d?HSBC Holding plc remplace Arnaud Lagardère, démissionnaire.
- Charles-Henri Filippi, président non exécutif d?HSBC-France, et administrateur d?HSBC Bank Plc remplace Stéphane Richard suite à sa nomination au cabinet ministériel de Christine Lagarde.
Source : DegroupNews
Brève rédigée par Sylvain G. le 06 Février 2008 à 18h16.