Patrick de Carolis garderait son poste jusqu'en 2010

Les discussions autour du projet de loi concernant le retrait de la publicité devraient commencer dès la rentrée 2008. En attendant et selon le quotidien Les Echos, l'avant-projet de loi prévoit que les PDG du service public audiovisuel devront aller au terme de leur mandat. Patrick de Carolis devrait donc conserver son poste à la tête de France Télévisions jusqu'en août 2010.
En effet, comme annoncé par Nicolas Sarkozy le 25 juin lors de la dernière présentation de la commission Copé concernant l'avenir de France Télévisions, les futurs PDG devraient être désormais nommés en Conseil des ministres (
voir ici).
Cependant, selon le quotidien économique
Les Echos, l'actuel président de France Télévisions,
Patrick de Carolis, devrait rester en place jusqu'au terme de son mandat, soit jusqu'en août 2010. Pour mémoire,
Patrick de Carolis a été nommé président du groupe France Télévisions le 6 juillet 2005 par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).
«
Le texte prévoit bien que les PDG des chaînes publiques soient désormais nommés en conseil des ministres, comme l'avait annoncé le 25 juin Nicolas Sarkozy. Mais cette nouvelle gouvernance ne s'appliquera qu'à la fin des mandats en cours », rapporte le quotidien économique.
Patrick de Carolis pourrait-il démissionner ?

Selon des propos qu'il a lui-même tenus au
Parisien le 3 juillet 2008,
Patrick de Carolis, n'envisage pas de démissionner pour l'instant. Cependant, il a souligné qu'il prendrait «
toutes ses responsabilités » si le projet de France Télévisions venait à être sous-financé.
Il est bon de rappeler que début juillet, il a désavoué publiquement le plan de financement de la suppression de la publicité sur les chaînes publiques élaboré par le gouvernement.
Par ailleurs, il a également émis des protestations quant aux propos tenus par le Chef de l'Etat qui jugeait les programmes des chaînes publiques trop proches de ceux des chaînes privées à cause d'une «
tyrannie de la publicité ».
A ces allégations du Président de la République, il avait répliqué, sans nommer personne, que de telles considérations étaient « stupides » et « injustes ».
Les prochaines discussions autour du projet de loi concernant l'avenir de France Télévisions risquent d'être mouvementées et nous continuerons de suivre cette actualité.
Brève rédigée par Patrick E. le 18 Août 2008 à 13h02.