Edito d'octobre : un frimas d'automne gagne les télécoms
La nature se pare de son manteau brun pendant que le monde a les yeux rivés sur les grandes places financières. Les évènements actuels pourraient avoir de sérieuses répercussions sur les télécoms. Face à la frilosité des investisseurs, il est probable que le grand chantier de la fibre optique prenne du retard. Pendant ce temps, Hadopi essaie de forcer le passage. Un octobre noir ?
Alors que le monde bombait le torse début septembre, se préparant à une rentrée dynamique, il devrait en être autrement pour le mois d'octobre. Le climat ambiant pousse à la réflexion et à la prudence. Avec
Numericable,
Bouygues Telecom ou
TF1 Vision qui ont organisé des évènements de rentrée pour dévoiler leurs nouveautés, on pouvait se dire que le secteur retrouvait un dynamisme qu'il avait laissé en chemin.
Mais rien ne se passe jamais comme prévu,
la tornade financière est venue perturber cette énergie et calmer les audaces. L'heure du repli a sonné. Les titres boursiers des différents acteurs subissent des revers, seul France Télécom arrive à se maintenir. La tendance est à la baisse depuis le mois d'août, comme on peut le voir sur ces graphiques issus de
Boursorama :
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Les cours de
Vivendi (baisse de 17 %), d'
Iliad (chute de près de 14 %) et de
Bouygues (en repli de plus de 22%) suivent le même schéma en forme de pente glissante. L'exception reste France Télécom qui arrive à contre-carrer l'effet de la crise et reste stable autour des 20 euros.

Cette période sera donc déterminante pour les investissement à venir. Le déploiement du très haut débit nécessitant des moyens conséquents, les stratégies des différents opérateurs devront convaincre pour pouvoir amener de l'argent frais.
En parlant d'argent frais,
01net nous apprend que le Ministère de la Culture vient de dévoiler la somme nécessaire à la mise en place de la loi
« Création et Internet » :
6,8 millions d'euros pour l'année 2009. Cela paraît peu au regard du budget total du ministère mais cela reste 6,8 millions d'euros gâchés.
Olivier Henrard, conseiller de
Christine Albanel, tente de convaincre qu'il s'agit
« d'un budget de personnel, bien évidemment, mais aussi de développement informatique, et qui intègre également une plate-forme téléphonique de réponse aux questions des internautes, ainsi que l'envoi de lettres recommandées aux contrevenants ». Il précise également :
« Cela étant posé, nous souhaitons qu'une structure comme la Hadopi devienne totalement inutile dans les cinq ans à venir, à mesure que se tarira le piratage et que se développera une offre de téléchargement légal digne de ce nom. »
L'Etat doit donc dépenser près de 7 millions d'euros uniquement parce que l'industrie musicale ne développe pas d'offre attractive alors qu'il y a clairement une demande des internautes pour un téléchargement légal de bonne qualité, facile d'utilisation et à coût raisonnable.

Et une fois que les majors n'auront pas d'autre choix que d'ouvrir les yeux sur un marché qu'ils feignent d'ignorer, l'
Hadopi sera envoyée à la casse. Ce n'est vraiment pas très écologique de laisser une institution rouiller sur le bord de la route, il ne manquerait plus qu'on fasse la même chose avec
France Télévisions...
Octobre en bruine, hiver en ruine...Source : DegroupNews
Brève rédigée par Charles P. le 01 Octobre 2008 à 16h42.