La fuite des cerveaux se rejoue chez SFR
Les anciens cadres dirigeants de Neuf Cegetel ne paraissent pas apprécier la nouvelle politique du groupe désormais dans le giron de SFR.
Dans un communiqué de presse du 14 octobre,
SFR annonce
la restructuration de son comité exécutif avec le recrutement de trois nouveaux membres.
Ainsi,
Pierre-Alain Allemand devient directeur des réseaux,
Eric Iooss directeur général des systèmes d'information, tandis que
Jean-Louis Mounier prend la tête de l'innovation et du service Factory.
Tous trois se partagent ainsi les fonctions de
Michel Paulin, directeur général des réseaux, des systèmes d'information et de l'innovation,
ancien numéro deux de Neuf Cegetel, qui quittera son poste le 15 octobre.
D'après un cadre du groupe cité par
les Echos, «
SFR a essayé de le retenir car Michel Paulin avait été identifié comme un élément de cohésion pour mener à bien cette fusion ». Son départ marquerait ainsi
l'échec de la stratégie de SFR pour incorporer les cadres dirigeants de
Neuf Cegetel à son organigramme.
Les différences entre les deux entreprises, notamment la supposée lourdeur de
SFR face à une relative réactivité de
Neuf Cegetel, seraient à l'origine de ce départ, qui fait suite à celui de
Philippe de Cuverville, ancien secrétaire général de
Neuf, dans la société
depuis 10 ans.
Si
Franck Esser, patron de
SFR, et ses hommes ont su vampiriser
les postes à responsabilités du nouveau groupe, il va à présent falloir qu'ils apprennent à travailler avec
les contacts et les employés issus de Neuf Cegetel, sans que personne ne soit en mesure de jouer les intermédiaires à leur place.
Brève rédigée par Stéphane C. le 14 Octobre 2008 à 16h32.