Orange également épinglé au sujet des antennes-relais
Et de trois ! Pas de jaloux chez les opérateurs puisqu'après Bouygues Telecom et SFR, Orange est à son tour épinglé par la justice au sujet d'antennes-relais.
Le tribunal de grande instance d'Angers a rendu sa décision : le clocher de
Notre-Dame d'Allençon n'accueillera pas
les trois antennes-relais d'Orange. Le conseil municipal avait pourtant donné son accord.

Néanmoins, des habitants du village et des parents d'élèves de l'école proche de l'église ont porté l'affaire devant la justice
par peur d'éventuels risques sanitaires. Ainsi comme pour
l'antenne de Bouygues Telecom à Tassin-la-Demi-Lune ou pour
celle de SFR à Châteauneuf-du-Pape, la justice a choisi d'appliquer
le principe de précaution.
Cette décision a cependant de quoi étonner. En effet,
l'Académie nationale de médecine a jugé les craintes liées aux antennes-relais infondées, allant jusqu'à parler d' «
erreur scientifique manifeste » de la part de la justice. Selon ce collège de médecins, «
être exposé pendant 24 heures à une antenne à 1 volt par mètre donne la même exposition de la tête que de téléphoner avec un portable pendant 30 secondes ».
Cette distinction entre
les dangers potentiels des téléphones mobiles et
les risques éventuels qu'entraîneraient les antennes-relais est au coeur de
la table ronde organisée par le gouvernement le 26 mars prochain.
Le Premier Ministre, épaulé par
Nathalie Kosciusko-Morizet, par
Chantal Jouanno et par
Roselyne Bachelot, souhaite endiguer
la phobie des antennes qui s'est emparée du pays avant de voir
la couverture des réseaux mobiles se résorber comme peau de chagrin.
Brève rédigée par Stéphane C. le 06 Mars 2009 à 15h32.