La riposte d'Orange contre les attaques de Free et de SFR
Au cours d'un point presse, Orange a tenu à répondre aux attaques de Free et de SFR qui se sont multipliées ces dernières semaines. Louis-Pierre Wenes est donc revenu sur les déboires judiciaires de France Télécom et sur les phrases assassines de ses concurrents.
Suite
aux attaques parues dans la presse, émanant de
Franck Esser, PDG de
SFR, ou
de Maxime Lombardini et de Xavier Niel, à la tête d'
Iliad, et alors qu'
Orange est coincé
dans un véritable imbroglio judiciaire,
Louis-Pierre Wenes a pris la parole afin de rétablir l'image de l'opérateur historique.
Selon le directeur général adjoint d'
Orange, l'opérateur est «
l'objet d'attaques répétées mais il s'agit en fait pour [ses]
concurrents de changer les règles du jeu pour augmenter leurs bénéfices », ceux-ci n'hésitant pas par ailleurs «
à travestir la réalité ».

Non seulement
Orange dément percevoir
les marges qu'on lui prête sur les offres de gros, mais conteste également
n'avoir investi que 2 millions d'euros dans la fibre optique, comme l'a prétendu
Franck Esser. Selon
Wenes (photo ci-contre), les investissements dans le FTTH se montent à
121 millions d'euros, ce qui est effectivement inférieur aux
270 millions d'euros envisagés, en raison de l'absence d'un cadre réglementaire clair.

En outre, accusé de
ne plus innover depuis l'invention du Minitel,
Orange riposte en évoquant notamment
les cartes prépayées en téléphonie mobile, ou encore
la télévision sur iPhone qui pourrait être commercialisée dès le 6 avril.
De plus, l'opérateur rejette toute accusation de
position dominante, donnant comme arguments
le dynamisme du secteur de l'ADSL en France ou encore
les bons résultats de Free et de SFR en terme de «
marge opérationnelle brute », éliminant de fait la nécessité d'
une séparation fonctionnelle au sein de France Télécom.
Enfin,
Louis-Pierre Wenes a réaffirmé la volonté de l'opérateur
d'attaquer en diffamation les propos tenus par les dirigeants de Free. En ce qui concerne
Orange Sport, l'opérateur ne sait pas encore
s'il ira en cassation si le jugement en appel lui était défavorable.

Point par point,
Orange a donc tenu
à rétablir sa vision des faits, brisant ainsi la spirale infernale dans laquelle le groupe s'enlisait ses derniers temps, incapable de répondre à la communication particulièrement incisive de ses concurrents. Idéalement, ce point presse devrait
clore un chapitre peu glorieux pour l'opérateur historique, du moins jusqu'aux prochaines décisions de justice attendues courant avril.
Brève rédigée par Stéphane C. le 25 Mars 2009 à 11h13.