La SACEM durcit le ton face à YouTube
Les négociations avec YouTube s'éternisant depuis deux ans, la SACEM menacerait de mettre un terme aux discussions si aucun accord n'était trouvé rapidement.
Après les échecs rencontrés par
YouTube en Allemagne et en Angleterre, où la plateforme de
Google a refusé de céder aux exigences des ayants-droit, le ton se durcit en France.
Depuis 2007, la
SACEM et
YouTube tentent infructueusement de se mettre d'accord sur les modalités de rémunération des ayants-droit. La
SACEM réclame
un pourcentage sur la totalité des recettes publicitaires du site, alors que la plateforme de partage propose
un pourcentage sur les recettes générées par le contenu concerné.

Cependant, selon la
Société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique,
YouTube ferait preuve de mauvaise volonté. La
SACEM exige en conséquence qu'un accord soit trouvé
dans les deux mois à venir. Si ce délai n'était pas respecté, la société de gestion des droits d'auteurs n'exclut pas
d'avoir recours à la justice.
De son côté,
YouTube nie avoir reçu un ultimatum et affirme être toujours en négociation avec la
SACEM. La plateforme défend coûte que coûte son modèle de rétribution des recettes publicitaires et se dit
prête à retirer les clips incriminés si nécessaire, comme cela est la cas chez nos voisins britanniques et allemands. Néanmoins,
Anthony Zameczowski, en charge des partenariats de
YouTube Europe, déclare rechercher l'accord le plus bénéfique pour les utilisateurs et pour les auteurs.

Inspirée par les exemples allemands et anglais, la
SACEM a certainement voulu tiré avantage de la mauvaise passe que traverse
YouTube pour faire entendre ses revendications. Nous saurons dans deux mois s'il s'agissait
d'un simple stratagème ou si la société représentant les ayants-droit est prête
à mettre sa menace à exécution.
Brève rédigée par Stéphane C. le 07 Avril 2009 à 15h00.