Antennes-relais : des villes-tests pour la réduction des ondes ?
Les associations Robin des toits, Agir pour l'environnement et Priartem ont réaffirmé vouloir fixer le niveau d'exposition aux ondes électromagnétiques à 0,6 v/m lors de la réunion du Grenelle des ondes qui s'est tenue hier. Certaines villes seraient prêtes à réaliser des tests grandeur nature.
Malgré
les doutes émis sur leur réelle marge de manoeuvre, les associations présentes à la réunion autour des antennes-relais sont restées fermes sur leurs positions. Celles-ci réclament en effet
qu'un seuil réglementaire d'exposition aux ondes électromagnétiques soit fixé à 0,6 v/m.
Actuellement en France, conformément aux directives de l'OMS et de la Commission européenne, ce sont
les niveaux d'émission des antennes qui sont encadrés,
entre 41 à 61 v/m.
L'association
Robin des toits a suggéré la possibilité de réaliser
des tests grandeur nature, dans certaines villes volontaires, d'un niveau de réception à 0,6 v/m.
C'est sans grande surprise que l'on retrouve parmi ces villes candidates, aux côtés de
Courbevoie et de
Niergnies,
Hérouville-Saint-Clair, dont la municipalité vient de décider
la suspension du Wi-Fi dans les écoles, et
Le Vigan, commune du Gard déjà concernée par
une plainte de l'association contre un opérateur mobile.

Néanmoins, opérateurs et gouvernement semblent peu enclins à suivre ces recommandations. En effet, le niveau de réception variant
en fonction de la distance et de la position des personnes par rapport à l'antenne, une telle directive imposerait de revoir l'ensemble de l'infrastructure des réseaux.
Au final, le problème reste toujours
l'absence d'étude scientifique indépendante faisant autorité sur le sujet. Les seuls critères économiques risquent donc de définir les règles du jeu encore un certain temps.
Brève rédigée par Stéphane C. le 07 Mai 2009 à 10h44.