Voilà bientôt 10 ans que Michel Lamarque, le patron TVPi, bataille pour obtenir que sa chaîne de télévision locale, franchisse enfin le mur de la diffusion par l'émetteur de la Rhune, et le cap d'une télé professionnelle. Au début de l'année, il obtenait enfin que le CSA lui accorde à partir du 1er juillet un canal sur la TNT (télévision numérique terrestre), diffusé depuis l'émetteur de la Rhune. Fort de cet accord capital, TVPi s'est donc lancée dans d'importants investissements en achat de matériel et formation des personnels, afin de pouvoir proposer une télévision locale de qualité qui pourra être vue au Pays Basque et dans le Sud des Landes.
« Nous avons acheté des caméras, du matériel professionnel, et nous étions prêts à émettre dès la première semaine de juillet », raconte Michel Lamarque. « Mais c'était sans compter avec Télé Diffusion de France. Je suis en relation avec eux depuis 6 mois et ils connaissaient la date du 1er juillet. Mais ils refusent de recevoir mon signal pour le rediffuser depuis l'émetteur de la Rhune et disent que ce ne sera pas possible avant plusieurs semaines, au prétexte d'un planning surchargé. Pourtant, leur intervention ne doit durer que quelques heures. Mais ils sont en situation de monopole, et ils s'en moquent. Je sais que si je veux être diffusé, il faut que je passe par eux pendant 10 ans. En fait, ils montrent du mépris pour nous, nos salariés, pour l'attente sociale ».
Les Fêtes de Bayonne
Pourtant, assure Michel Lamarque, depuis le 1er juillet TVPi paye le droit de diffusion qui se monte à 10 000 euros environ par mois. « TDF ne veut pas recevoir notre signal, mais facture quand même un écran noir. Nous comptions sur les Fêtes de Bayonne et celles de Dax pour lancer la nouvelle chaîne. Nous le devons aux téléspectateurs, à nos annonceurs. Il est vrai aussi que nous sommes habitués à batailler contre les aberrations administratives ».
Pour TVPi, le temps presse. C'est pourquoi Michel Lamarque a saisi du dossier Michèle Alliot-Marie, Jean Grenet et Henri Emmanuelli, avec l'espoir que la chaîne TVPi puisse enfin être diffusée, ainsi qu'elle en a le droit, avant les grands événements de l'été. « Il n'est pas question que les chocolats arrivent après la Noël ».