Attaque de déni de service : qui veut la peau de Twitter ?
Twitter inaccessible pendant plus de deux heures, Facebook et Google également touchés dans une moindre mesure, les cybercriminels semblent s'en prendre résolument aux sites en vogue.
Pour
Biz Stone, l'un des fondateurs du site de microblogging très en vue ces derniers temps,
Twitter, qui permet de partager des messages de 140 caractères avec les membres de son réseau, l'attaque de déni de service dont a été victime le site provient «
d'initiatives malveillantes orchestrées pour perturber et rendre inaccessibles des services tels que les banques en ligne et sites de paiement, et, en l'occurence, Twitter ».
Sale temps en effet pour le gazouilleur du net, dont l
es boîtes mails de certains collaborateurs ont été piratés au mois de juillet, mettant en lumière
la faiblesse de la sécurité du système. La panne de deux heures de jeudi, si elle n'est pas directement imputable à Twitter, apporte au site en pleine expansion une publicité dont il se serait bien passé.

Néanmoins, ce sont visiblement tous les noms du web à la mode qui ont été visés dans cette attaque, puisque
Facebook, qui est devenu au mois de juin le 4ème site le plus visité au monde, et
Google ont également été pris pour cibles. Les deux firmes ont cependant affirmé avoir su gérer la riposte sans encombre.
Ces cyberattaques à l'encontre de sites très fréquentés, et particulièrement de sites du web 2.0 qui collectent un certain nombre d'informations sur leurs utilisateurs, posent inévitablement
la question de la protection des données personnelles.
Ce n'est qu'en prenant ce problème à bras le corps que les sites communautaires et participatifs pourront espérer pérenniser leurs audiences. Si la confiance des utilisateurs s'amenuise, ils risquent en effet de voir
leur fréquentation retomber aussi vite qu'elle est montée.
Brève rédigée par Stéphane C. le 07 Août 2009 à 10h15.