Pas de crise pour les envois de spams
Dans un rapport de Symantec à prendre avec précaution - l?entreprise commercialisant antivirus et antispams - le nombre de courriers indésirables envoyés chaque mois représenterait environ 90 % du trafic mondial.
Il semblerait que
la bonne santé des spams ne se démente pas. D?après les chiffres fournis par
Symantec,
89 % des emails envoyés en juillet étaient des courriers indésirables. Ce taux reste relativement constant, malgré une légère baisse à
70 % en décembre dernier, que le rapport de l?entreprise de solutions informatiques ne parvient pas à expliquer.
Cette constance dans le flux de spams s?explique en partie par
la grande réactivité des émetteurs (principalement originaires des Etats-Unis, du Brésil et de la Corée du Sud), qui surfent allègrement sur l?actualité pour attirer l?attention de leurs cibles.

Ainsi, au mois de juillet, de nombreux spams faisaient référence à
la réforme du système de santé voulu par Barack Obama. De même, les emails promettant de révéler les conditions de
la mort de Michael Jackson ont été légions.
Néanmoins Symantec souligne que les traditionnels «
You've received a greeting ecard », «
Delivery Status Notification » ou les simplissimes «
Hey », «
Hi » et «
Aloha » restent les accroches de spams les plus répandues.
Généralement en lien avec
les nouvelles technologies,
la santé ou
la finance, seuls
3 % des spams ont recours à
la pornographie pour appâter le chaland. En revanche,
Symantec note la persistance d?une forme particulièrement dangereuse de spam, appelée
l?arnaque nigériane, qui consiste à faire s?apitoyer un public occidental sur
le sort d?une riche jeune fille privée de son héritage. En échange de la promesse de toucher un pourcentage de la fortune paternelle, l?internaute se retrouve rapidement
victime d?une sordide extorsion de fonds pouvant s'élever à plusieurs milliers d?euros.

Enfin, le rapport de
Symantec enregistre
une poussée des tentatives de phishing au mois de juillet (+ 52 % par rapport au mois de juin). Ces arnaques consistent à se faire passer
pour un organisme de confiance (FAI, banque, assurance ?) afin
de récolter des données personnelles. Comme nous l?avons rappelé à maintes reprises dans nos colonnes,
ces établissements ne demandent jamais ce genre d?informations confidentielles par email. Il convient donc de se montrer prudent face à des messages souvent rédigés dans un français approximatif.
En définitif, bien que les chiffres de
Symantec soient à prendre avec des pincettes, l?existence et la prolifération des spams est une réalité à laquelle tout utilisateur d?adresse mail est confrontée. Malheureusement, étant donné
le fort taux de rendement de ces envois massifs de courriers, cela n?est certainement pas prêt de s?arrêter.
Brève rédigée par Stéphane C. le 13 Août 2009 à 11h01.