FTTH : le muti-fibres validé par l'Autorité de la concurrence
L'ARCEP avait saisi pour avis l'Autorité de la concurrence au sujet du choix technologique à opérer dans le déploiement du FTTH. L'architecture multi-fibres est préférée au mono-fibre pour des questions d'indépendance, de neutralité des réseaux et de fluidité du marché.
Entre le mono-fibre et le multi-fibres, le choix était difficile à faire. D'un côté, le mono-fibre avait les faveurs d'
Orange pour des questions de coût de déploiement, et d'un autre côté,
Iliad préférait la solution multi-fibres plus viable sur le long terme.
L'Autorité de la concurrence,
saisie pour avis par l'ARCEP, vient de trancher :
l'architecture multi-fibres est l'heureuse élue. L'Autorité justifie son choix par le fait que cette technologie
« constitue une opportunité unique de ne pas reconstituer de goulot d'étranglement sur la partie terminale des réseaux FTTH, notamment au niveau des immeubles. »
Ainsi, dès lors qu'un opérateur raccordera un immeuble, il sera soumis à une obligation d'installer, si d'autres opérateurs le souhaitent,
une fibre dédiée pour chacun d'eux. L'Autorité de la concurrence précise également que
« dès lors qu'une fibre supplémentaire aura été demandée par un opérateur, l'opérateur d'immeuble installe systématiquement quatre fibres par logement ».
L'Autorité de la concurrence suit donc les recommandations de l'ARCEP et favorise la solution multi-fibres dont le surcoût est estimé à seulement 5 % par rapport au mono-fibre alors qu'elle apporte de nombreux avantages. L'Autorité insiste sur le fait que
« cette architecture offre les meilleures garanties en termes d'indépendance des acteurs, de neutralité technologique et de fluidité du marché au bénéfice du consommateur. »
Cet avis permet de franchir un cap supplémentaire au sujet du déploiement du FTTH dans les zones denses et très denses.
L'ARCEP se félicite de cette décision et précise qu'elle
« notifiera prochainement ses projets de décision et de recommandation à la Commission européenne et aux autorités compétentes des autres Etats membres, avant de les soumettre pour avis à la commission consultative des communications électroniques. »

Par la suite, le projet de cadre réglementaire devrait faire l'objet d'une homologation du ministre chargé des communications électroniques, avant
une entrée en vigueur prévue d'ici la fin de l'année. Si la fibre optique s'est faite attendre longuement dans les foyers, cette décision devrait donner un coup d'accélérateur au déploiement. Nos logements sont prêts à accueillir ces précieuses fibres...
Source : DegroupNews
Brève rédigée par Charles P. le 22 Septembre 2009 à 16h55.