Haut débit pour tous : les doutes de l'AVICCA
En début de semaine, le gouvernement a dévoilé le label « Haut débit pour tous » et ses modalités d'attribution. En réponse, l'AVICCA fait part de sa déception face à ce qui était l'une des propositions phares du plan France Numérique 2012.
L'insatisfaction d'
Yves Rome est palpable à la lecture du communiqué de l'
AVICCA qui fait suite au lancement par le gouvernement
du label « Haut débit pour tous » : «
Pour le modeste coût de fabrication d?un logo, il permet d?affirmer qu?il n?y a plus de problème de haut débit, alors que d?importants investissements sont encore nécessaires » écrit-il.
Plusieurs points soulèvent la désapprobation de l'Association des Villes et Collectivités pour les Communications électroniques et l'Audiovisuel. Tout d'abord, celle-ci accuse le gouvernement d'avoir détourné, par «
un habile tour de passe-passe », le postulat de base qui était «
le droit à l'accès à Internet haut débit, opposable à des opérateurs clairement identifiés » pour chaque Français «
où qu'il habite ».
Selon l'
AVICCA, en laissant la liberté à chaque opérateur
de définir son territoire de couverture, le label prend le risque de voir abandonnée à son triste sort l'outremer.

En outre, l'association déplore que
les situations ne permettant pas de recevoir Internet par satellite soient exclues, par le cahier des charges, des obligations de couverture des opérateurs sans qu'aucun autre type d'accès à Internet haut débit ne soit envisagé (WiMAX, Wi-Fi, NRA ZO ...), posant ainsi la solution satellitaire en unique alternative à l'ADSL.
De la sorte, le tarif de
35 €/mois (sans téléphonie illimitée, ni frais d'installation et de mise en service) et la limitation du volume de données échangées à
2 Go/mois ne représentent aucune contrainte pour les opérateurs puisque cela correspond aux offres satellitaires que l'on trouve actuellement sur le marché, qu'il s'agisse de
l'accès Internet Haut débit par satellite d'
Orange ou de
celui de SHD, filiale de
SFR.

Enfin, le président de l'
AVICCA s'inquiète des débits désignés comme étant ceux de l'Internet haut débit. Face à la diversité des usages, un débit descendant minimum de
512 kb/s et un débit montant de
96 kb/s semblent à
Yves Rome (photo ci-contre) peu à même de réduire la fracture numérique de la France.
Au final, l'
AVICCA souhaiterait qu'un budget clair soit dévolu à
la résorption de la fracture numérique et que l'Etat alloue
les fréquences issues du dividende numérique au haut débit fixe et mobile dans les zones les moins denses.
Brève rédigée par Stéphane C. le 09 Décembre 2009 à 15h20.