Google Street View dans le collimateur des députés ?
Le député Nouveau Centre de la 5ème circonscription de Seine-Saint-Denis, Jean-Christophe Lagarde (photo ci-contre), est bien décidé à mettre des bâtons dans les roues du tricycle de Google Street View, en rendant l'accord des propriétaires des immeubles obligatoire avant la mise en ligne des images.
Les irréductibles Anglais du village de Broughton ne sont pas les seuls à voir d'un mauvais oeil le passage des véhicules de
Google Street View dans leur commune.
En effet, le député
Jean-Christophe Lagarde a présenté une proposition de loi afin
d'empêcher la publication de photographies d'immeubles sur Internet sans autorisation préalable.
Or, cette disposition vise expressément le service
Google Street View, qui arpente depuis plusieurs mois
les rues des villes de France.
Au mois d'août, alors qu'armées d'un tricycle,
les équipes de Google s'attaquait aux ruelles et aux squares français, la
CNIL avait tenu à rappeler certaines règles concernant la protection des données personnelles sur Internet.
Cette fois-ci cependant, l'offensive du député Nouveau Centre pourrait empêcher le géant américain de mener à bien
son opération d'immortalisation des villes françaises, puisqu'un accord des propriétaires serait nécessaire à la publication de toute photo d'immeuble, de dépendance, de cour, de jardin ou de chemin privés.
En adoptant ce texte, la France, dans la lignée du Japon qui a imposé des conditions drastiques à
Google, prendrait le contre-pied de la justice américaine qui, en février 2009, avait délivré
un seing blanc à la firme de Mountain View.
Brève rédigée par Stéphane C. le 14 Décembre 2009 à 16h30.