Antennes-relais : aucun risque sanitaire prouvé
La question de la nocivité des antennes-relais et des téléphones mobiles apportent des réponses contradictoires. Alors que des décisions de justice ont pris en compte des risques potentiels liés aux ondes électromagnétiques, un nouveau rapport arrive et balaie toute hypothèse de danger.
Les rapports sur les dangers de la téléphonie mobile se succèdent et tendent à se ressembler. L'AFSSET (Agence française de sécurité sanitaire, de l'environnement et du travail)
avait rendu un rapport au mois d'octobre dans lequel elle ne constatait pas de risque lié à l'exposition aux radiofréquences. Toutefois,
l'AFSSET préconisait l'abaissement des seuils dès lors qu'il était possible de le faire. Ce double discours avait de quoi semer le doute dans une opinion déjà peu rassurée.
Par la suite,
un rapport parlementaire a suivi la même piste concernant l'absence de danger tout en écartant l'idée d'abaisser les seuils d'exposition. Plusieurs voix se sont élevées mettant en doute l'indépendance des conclusions de ces rapports.

Cette fois, ce sont
trois académies qui se sont attaquées au dossier : l'Académie de médecine, l'Académie des sciences et l'Académie des technologies. Un groupe d'experts issus de ces trois institutions a rendu ses conclusions sur les risques sanitaires liés aux radiofréquences :
« Aucune preuve convaincante d'un effet biologique particulier des radiofréquences n'est apportée pour des niveaux d'exposition non thermiques, dans les conditions expérimentales testées ».
Les travaux de ces experts tracent donc les mêmes lignes que les précédents. Ils ajoutent que
l'abaissement des seuils d'exposition est inutile et que celui-ci serait même contre-productif s'il n'était pas justifié scientifiquement :
« [Les mesures de précaution] sont de nature à créer un stress supplémentaire, dont l'impact non négligeable en termes de santé publique doit être mis en balance avec le bénéfice sanitaire attendu. »

Il faut rappeler que
les opérateurs ont été condamnés, au nom du principe de précaution, à démonter des antennes relais suite à des plaintes de riverains. Un consensus sera-t-il enfin trouvé pour que justice et science se mettent d'accord sur l'avenir de ces émetteurs ?
Brève rédigée par Charles P. le 18 Décembre 2009 à 15h12.