Edito de février : la mobilité a encore du chemin à faire
Depuis l'apparition des netbooks et avec la future arrivée de l'iPad, la connexion à Internet délaisse la prise murale pour utiliser les ondes. Si le matériel a fait des progrès fulgurants, accéder aux réseaux mobiles pour surfer ou lire ses mails est encore complexe. Bienvenue dans notre premier edito publié depuis une connexion qui n'a de 3G que le nom...
Votre humble serviteur est actuellement sous le ciel de la côte d'azur. Afin de ne pas perdre le contact avec son monde virtuel, l'internaute que je suis a besoin de se connecter de temps à autre d'aller relever sa boîte mail, de regarder ce qui se trame dans l'actualité. Armé de mon fidèle portable, je commence donc à chercher quelque accès Wi-Fi et là c'est le drame :
les habitants du quartier ont tous sécurisé leur accès en WPA/WPA2, certains fourbes ont même été jusqu'à cacher leur nom de réseau. Il semble fini le temps où tatie Jacqueline ne configurait pas la sécurité de sa box et où on pouvait trouver un militant de l'Internet libre se trouvait dans le voisinage et partageait généreusement son accès...

Bref, une solution s'impose :
la clé 3G+. Après un tour dans les boutiques de nos trois opérateurs, j'optais pour une offre conciliant usage occasionnel et tarif raisonnable (le prix des offres avec recharges est purement scandaleux) chez un opérateur dont je tairai le nom mais qui a du bleu dans son logo.
Mais souscrire à une telle offre n'est pas si facile. Il faut, outre sa précieuse carte bleue, un RIB et un chèque annulé. N'ayant pas de chéquier sous la main, le vendeur m'explique que dans ce cas, je serai directement débité de
50 euros sur mon compte pour provisionner mon crédit de consommation. Ceci est effectué juste pour que l'opérateur (celui qui aime les noms d'offres finissant par « o ») s'assure que je suis bien solvable. Soit, jouons le jeu...
B

onne nouvelle : la connexion est active immédiatement. Mauvaise nouvelle : l'accès à l'espace client sur le site de l'opérateur (pour vérifier sa consommation) ne sera effectif que 48 heures plus tard au minimum. La clé 3G contient un logiciel permettant de surveiller le trafic mais, en cas d'utilisation successive sur plusieurs postes, il faut additionner soit même les quantités de données échangées pour obtenir le volume global.
Je branche fébrilement la clé dans mon portable tel un drogué du surf. Et là, nouveau drame : en plein c?ur d'
une modeste ville de plus de 150 000 habitants, point de 3G+, ni de 3G ! La clé n'accroche que le réseau Edge. La lente procédure d'identification nous ramène au bon vieux temps du RTC et, après avoir navigué difficilement sur une ou deux pages, je désactive le chargement des images car
le débit peine à dépasser les 100 Kb/s. Cela ressemble plus à un accès de secours qu'à une connexion d'appoint...

Ceci n'est que le récit d'une expérience purement personnelle mais il faut que le monde entier le sache : si
le marché des accès mobiles veut se développer, il faudra que les opérateurs calment leur gourmandise sur les tarifs et leur avarice de débit, qu'ils sortent du chemin du pêché pour emprunter l'autoroute de la vertu.
Source : DegroupNews
Brève rédigée par Charles P. le 01 Février 2010 à 18h45.