Les MVNO luttent pour leur indépendance
La rébellion gronde parmi les opérateurs virtuels. Ceux-ci souhaitent bénéficier d'une plus grande indépendance vis-à-vis de leur opérateur hôte et voudraient importer en France le statut de « Full MVNO » qui existe déjà en Espagne et aux Pays-Bas.
Malgré une entrée en 2004 sur le marché français, les
opérateurs mobiles virtuels ne représentaient que
5,93 % de parc d'abonnés au 4ème trimestre 2009, alors qu'ils atteignent 15 % au Royaume-Uni et aux Pays-Bas et jusqu'à 25 % en Allemagne.
Les MVNO expliquent cette difficile implantation dans le paysage français par leur trop grande dépendance aux opérateurs de réseau.
Orange Mobile,
SFR Mobile et
Bouygues Telecom imposeraient des conditions trop difficiles à ces acheteurs de lots de minute.
Ainsi, l'association Alternative Mobile, à l'instar de
ce que réclamait Virgin Mobile, souhaitent que les opérateurs virtuels obtiennent le statut de «
Full MVNO » ou de MVNO dégroupé.

Ils pourraient alors
accéder à une partie du réseau,
gérer leurs tarifs et
émettre leurs propres cartes SIM. Ce dernier point leur offrirait une grande liberté puisqu'ils pourraient passer d'un opérateur hôte à un autre en quelques heures ou quelques jours seulement.
Cela modifierait considérablement les rapports de force entre MVNO et opérateurs de réseau. A titre d'exemple, aujourd'hui, pour passer d'un hôte à l'autre, l'opérateur mobile virtuel est contraint de changer l'ensemble de son parc de cartes SIM.
Cette insurrection des MVNO tombe à pic. L'ARCEP a en effet lancé fin février un appel d'offres en vue de
l'attribution des deux blocs de fréquences restants de la quatrième licence 3G. Or, les conditions faites aux opérateurs virtuels figurent parmi les critères de sélection au même titre que la proposition financière. Les MVNO ont donc toutes les raisons de continuer à espérer.
Brève rédigée par Stéphane C. le 16 Mars 2010 à 09h26.