Téléchargement : Emule Paradise face aux juges [MàJ]
En cette ère post-Hadopi, Vincent Valade doit répondre de l'accusation de « mise à disposition de films sans l'autorisation des ayants-droits » entre 2005 et 2006. Son site, Emule Paradise, lui aurait permis d'empocher à l'époque 416 000 euros, grâce à la publicité.
Alors que l'adoption de la riposte graduée a incité de nombreux internautes
à délaisser les plateformes de téléchargement de type Emule, au profit de
bittorrent, des
newsgroups ou encore de l'
IRC, la justice doit se pencher à partir d'aujourd'hui sur le cas de
Vincent Valade.
Le jeune homme, fondateur du site
Emule Paradise, aurait récolté quelques
416 000 euros de revenus publicitaires entre 2005 et 2006 en mettant à disposition plus de 7 000 films, sans autorisation des ayants-droit. La régie publicitaire
Net Avenir est d'ailleurs poursuivie à ses côtés.
Selon les enquêteurs, les sommes considérables que
Vincent Valade auraient engrangées aurait été versée sur deux comptes
off-shore, l'un situé à Chypre et l'autre au Belize.
Néanmoins, pour les parties civiles, notamment constituées d'
Universal, de
Galatée Films, de
Pathé Renn ou encore de
Jean-Yves Lafesse,
l'humoriste procédurier, l'affaire n'est pas encore gagnée.
En effet,
nos confrères de PC INpact rappellent qu'en janvier dernier, le tribunal de grande instance d'Evry avait prononcé
la relaxe du responsable du site See-Link dans une affaire similaire.

L'accusation, incapable de fournir les preuves du téléchargement illégal, avait simplement considéré «
qu?en raison du nombre de connexions à ce site qui n?avait d?autre objet que de permettre aux utilisateurs de télécharger illégalement des fichiers informatiques de films, séries ou jeux, ces téléchargements ont dû avoir lieu ». Or, la justice avait considéré ce conditionnel insuffisant.
Dans le cas d'
Emule Paradise, les 300 000 connexions par jour enregistrées par le site ne devraient donc pas suffir à incriminer
Vincent Valade, encore faut-il que les enquêteurs prouvent les téléchargements effectifs. Verdict mercredi prochain.
[Mise à jour du lundi 22 mars 2010 à 15h45] Suite à la demande des avocats de la défense, l'audience a été reportée aux 13, 14 et 15 septembre 2010.
Brève rédigée par Stéphane C. le 22 Mars 2010 à 13h04.