Fréquences 3G résiduelles : Orange et SFR ont été choisis
Free Mobile ne bénéficera pas de fréquences 3G supplémentaires. Au terme de ventes aux enchères, ce sont finalement Orange et SFR qui remportent les deux derniers blocs de fréquences dans la bande des 2,1 GHz, pour un montant total d'un peu plus de 582 millions d'euros. Les avantages accordés aux MVNO sont néanmoins restés au stade le plus basique.
L'ARCEP a fait son choix parmi
les trois candidats qui ont répondu à l'appel d'offres concernant
l'attribution des blocs de fréquences de 5 MHz et de 4,8 MHz restants dans la bande des 2,1 GHz.
Free Mobile, qui a obtenu
le bloc de fréquences 3G réservé à un nouvel entrant fin 2009, rentre cette fois bredouille. Ce sont en effet les offres de
SFR et d'
Orange qui ont obtenu les faveurs de l'ARCEP, qui a fait son choix en se basant sur le critère financier (le montant de réserve était de
120 millions d'euros) et sur les conditions d'accueil faites aux MVNO.

Ainsi,
SFR Mobile, avec un montant de
300 millions d'euros et un niveau d'engagement 1 envers les opérateurs mobiles virtuels, a obtenu
le bloc de fréquences de 5 MHz. De son côté,
Orange Mobile, qui s'est engagé au même niveau que
SFR envers les MVNO, s'est montré légèrement moins généreux (
282 millions d'euros) et s'est vu attribuer
le bloc de fréquences de 4,8 MHz.
Au final, l'opération rapporte
plus de 582 millions d'euros à l'Etat, auxquels il faut ajouter les
240 millions d'euros payés par
Free. Les dernières fréquences 3G disponibles ont donc rapporté
quelques 822 millions d'euros, soit plus que la vente de chacune des 3 premières licences 3G.
En ce qui concerne les avantages accordés aux MVNO, on regrettera que les opérateurs hôtes se soient contentés d'un niveau d'engagement minimum.

Là où ils auraient pu s'engager à la fois sur
l'accueil, sur
les conditions techniques et
les conditions économiques faites aux opérateurs mobiles virtuels, ceux-ci se sont contentés de promettre de «
faire droit aux demandes raisonnables d?accueil sur leur réseau » et de ne pas restreindre «
sans justification objective la concurrence sur le marché de gros de l?accueil des MVNO et l?autonomie commerciale des MVNO sur le marché de détail », ce qui est bien loin du statut de
« Full MVNO » tant réclamé.
On peut donc en conclure que la vente de ces fréquences résiduelles, si elle se révèle être
une bonne affaire pour l'Etat, ne permettra pas encore aux MVNO de créer
une véritable dynamique concurrentielle au sein de la téléphonie mobile en France.
Source : DegroupNews
Brève rédigée par Stéphane C. le 19 Mai 2010 à 10h53.