La CNIL enquête sur Google Street View
Google ne parvient décidément pas à apaiser les craintes à l'encontre de Street View. Après avoir été rappelée à l'ordre sur les délais de conservation des clichés non floutés, voilà que la firme de Mountain View reconnait avoir enregistré les données de réseaux Wi-Fi privés. C'en est trop pour la CNIL, qui ouvre une enquête.
La méfiance à l'égard de
Google et plus particulièrement à l'égard de son logiciel de géolocalisation en 3D,
Street View, semble être à son paroxysme.

Sommée de faire preuve de plus de vigilance
dans son traitement des données personnelles par 29 organismes de contrôle du respect de la vie privée sur Internet, la firme californienne vient de juste
de prendre une série d'engagements alors qu'éclate une nouvelle affaire.
Cette fois,
Google reconnait avoir collecté, par erreur,
les informations de certains réseaux Wi-Fi privés non-protégés en photographiant les rues et ruelles des villes et villages du monde mais promet qu'il va les détruire.
L'Allemagne, déjà peu enthousiaste face au projet
Google Street View, a donné
jusqu'au 26 mai au géant américain pour que celui-ci lui fournisse
un de ses disques durs où figurent des informations relatives aux citoyens allemands, afin de pouvoir effectuer une inspection. Néanmoins,
Google montrerait quelques réticences à coopérer.

Par ailleurs, en France, la
CNIL a annoncé sur son site Internet qu'étant donné que «
cette collecte n'était pas mentionnée dans la déclaration de Google », «
la Commission réalise actuellement un contrôle de Google, dans le but d'obtenir toutes les informations sur cette affaire et décider des suites à donner ».
Au final, la firme de Mountain View a réussi à instaurer une défiance à son égard sans précédent en Europe, qui pourrait même trouver
un écho au sein de la Commission européenne. Après
Microsoft,
Google va-t-il devenir
le nouvel ennemi de Bruxelles ?
Brève rédigée par Stéphane C. le 20 Mai 2010 à 11h28.