Grève chez Club-internet

Trois syndicats ont appelé à la grève les salariés du service clients de
Club Internet.
40 % à 50 % du personnel des centres d'appel ont suivi le mouvement d'après les organisateurs, soit la hot line, le SAV et le back-office.
Les conditions de travail deviennent de plus en plus difficiles ce qui se traduit par une baisse de qualité de service auprès des clients. «
La rationalisation en terme de coûts a une incidence sur le service offert aux clients. De plus en plus de postes ne sont pas remplacés, mais externalisés auprès de sous-traitants. On demande aux salariés d'effectuer des tâches qui n'étaient pas, à l'origine, de leur compétence. Ils apprennent sur le tas », explique un délégué syndical.
Un exemple de difficulté: un technicien de la hotline de niveau 1 doit s'occuper des demandes commerciales ou techniques, or on lui demande de répondre à des questions de plus en plus techniques réservées au niveau 2 en général.
De même, les techniciens seraient obligés de trouver eux-mêmes des solutions techniques à des services commercialisés trop tôt. «
Pourquoi vendre une technologie qui n'est pas stabilisée ? Nous craignons, avec l'arrivée de la télévision sur IP dans quelques mois, d'être confrontés à un nouveau matériel qui va nous renvoyer de nouveaux problèmes que nous ne connaissons pas », s'inquiète un syndicaliste.
Enfin les syndicats s'inquiètent de plus en plus de l'externalisation des emplois au Maroc et en Roumanie, ou auprès de Techcity, la filiale du prestataire SR.Teleperformance. «
Nous sommes inquiets. Les emplois vacants ne sont pas réattribués. Nous demandons une meilleure politique de mobilité interne », explique un syndicaliste.
«
Nous n'avons jamais caché que nous travaillons avec des prestataires de services. Ce qui ne nous empêche pas de recruter en interne. Nous avons récemment embauché 80 conseillers clients », commente Virginie Adam, directrice des ressources humaines.
Brève rédigée par Patyan le 29 Novembre 2005 à 14h18.