Galileo, le GPS européen est enfin sur orbite

Galileo est un projet datant de plusieurs années qui doit permettre à l'Europe de ne plus être dépendant du GPS. Après de longues années d'études et de préparation, Galileo a enfin obtenu le feu vert du Parlement de Strasbourg cette semaine et le second satellite du projet sera lancé le 27 avril 2008.
Galileo, c'est quoi ?
Galileo est le projet européen de radionavigation par satellite à l'image de ce qu'est le
GPS (
Global Positioning System) qui est d'origine américaine.
Galileo est sous contrôle civil, contrairement au
GPS qui est sous contrôle militaire.
Galileo a commencé véritablement à partir du 26 mars 2002, date où le projet a reçu du Conseil des Ministres des Transports de l?Union européenne (UE), la validation de sa phase de développement.
Après deux années d'études,
Galileo a reçu son autorisation de déploiement réel avec la confirmation des cinq services que devra offrir le service, à savoir :
- Le service ouvert (ou OS pour Open Service) : C'est le service qui correspond à l'utilisation civile du GPS actuel.
- Le service commercial (ou CS pour Commercial Service) : en échange d?une redevance versée à l?opérateur Galileo, il offrira de nombreux services à valeur ajoutée (garantie du service, intégrité et continuité du signal, meilleure précision de la datation et des données de positionnement ou encore la diffusion d'informations cryptées à l'aide de 2 signaux supplémentaires).
- Le service de sûreté de la vie (ou SOL pour Safety Of Life service) : il délivrera un service sécurisé, intègre et certifiable, en vue des applications critiques sur le plan de la sécurité de la vie tels que le transport aérien, maritime et terrestre.
- Le service public réglementé (ou PRS pour Public Regulated Service) : s?adressera en priorité aux utilisateurs remplissant une mission de service public, très dépendants de la précision, de la qualité du signal et de la fiabilité de sa transmission (services d?urgence, transport de matières dangereuses, etc.).
- Le service de recherche et secours (ou SAR pour Search And Rescue service) : il permettra de localiser l?ensemble du parc des balises Cospas-Sarsat 406 MHz et de renvoyer un message d'acquittement vers les balises en détresse.
(
Les éléments de cette liste ont pour source Wikipedia)
Une fois le dispositif lancé, les utilisateurs équipés d'un récepteur compatible pourront connaître leur position en temps réel de la même façon qu'avec le
GPS. Les résultats obtenus par
Galileo sont de l'ordre du mètre près.
Cofinancé par l'
Union Européenne et l?
Agence spatiale européenne (
Esa),
Galileo sera, à terme, composé de 30 satellites copositionnés à une altitude d'environ 23 000 km, de stations au sol et des utilisateurs munis de récepteurs mobiles.
A l'heure d'aujourd'hui, seul le satellite,
Giove-A, a été lancé sur son orbite pour la première phase du projet
Galileo. Dans les prochains jours sera lancé la deuxième satellite de la flotte
Galileo.
Deuxième phase du déploiement de Galileo
Le projet est entré dans sa deuxième phase de déploiement cette semaine, suite au vote quasi-unanime des euros-députés qui ont validé la mise en place du projet afin qu'il soit pleinement opérationnel à partir de 2013, date à partir de laquelle il entrera en concurrence direct avec le
GPS américain.
Le deuxième satellite, baptisé
Giove-B,marque une phase importante pour le projet
Galileo car il préfigure réellement les satellites du futur système Galileo.
Giove-B sera lancé le 27 avril 2008 à 00.16 heures (
CET) à partir du cosmodrome de
Baïkonour voir ici.
L'Union Européenne et l'Agence spatiale européenne (ESA) lanceront des appels d'offres aux industries qui pourront signer des contrats dès cet été. Le marché est estimé à 3,4 milliards d'euros.
Avenir et interopérabilité entre Galileo et GPS
Longtemps contre le projet européen, le
GPS, inventé par les américains, sera compatible avec
Galileo, ainsi les utilisateurs pourront sans problème utiliser l'un ou l'autre des systèmes. Tout cela sera fonction du récepteur acheté par l'utilisateur.
La phase commerciale est prévue pour 2013. D'ici là, les industriels pourront développer tous les produits embarquant le système
Galileo : boîtiers indépendants, téléphones mobiles, équipements automobiles...
Pour en savoir plus :
- Le site officiel du
CNES, un des initiateurs du projet.
- Le site officiel de la
direction générale de l'énergie et des transports
- Le site officiel de
Astrium
- Galileo vu par
Wikipedia
Source : DegroupNews
Brève rédigée par Patrick E. le 25 Avril 2008 à 15h35.