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tsunaman
(¯`·._[T3aM.77]_.·´¯) Officielle !! Bundy Powaaaaa !!
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Posté le 12 septembre 2008 - 19 h 44 m 02 s |
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Des fois, j'ai vraiment honte d'être un être humain... 
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Venez combattre ma Brute
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AozRoon
lapin rouge
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Posté le 18 septembre 2008 - 16 h 27 m 02 s |
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"Mais d'où sortent donc ces milliards que les "pouvoirs publics" sont en train de distribuer en urgence ?"
"Je croyais que l'Etat US était lui-même endetté..., donc QUI paye ?"
Derrière un ton léger, le fond de l'article est très documenté. Ca va faire mal...
Une page se tourne
Par Aureliano Buendia - jeudi 18 septembre 2008
Je ne vous l'apprends pas : ça s'accélère franchement.
Je zappe donc rapidement toutes les infos que vous pourrez trouver abondamment commentées ailleurs, on va tenter de filer direct à l'essentiel, évidemment beaucoup moins médiatisé.
Ces dernières heures : après la disparition de 3 des 5 empires financiers US qui faisaient encore la pluie et le beau temps dans le monde l'année dernière (Bear Stern, Lehman Brothers, Merril Lynch) et l'implosion du premier assureur US, AIG, il semblerait que le 4eme larron (Morgan Stanley) soit au plus mal. La dernière JP Morgan, ne passera sans doute pas l'hiver non plus. Une des plus grosses banques de dépôt, Washington Mutual (WaMu pour les intimes) chercherait un repreneur d'urgence. Bref, c'est la cata annoncée depuis longtemps sur ce blog et ailleurs.
Le "dernier rempart" d'un capitalisme à l'agonie est constitué d'un quatuor de choc : la Fed, le Trésor, la FDIC et la SEC.
Quatuor sur tous les fronts en ce moment et qui ne sait plus où donner de la tête... et du carnet de chèque.
Questions simples, presque naïves, mais ô combien légitimes et finalement pertinentes :
- "Mais d'où sortent donc ces milliards que les "pouvoirs publics" sont en train de distribuer en urgence ?"
- " je croyais que l'Etat US était lui-même endetté..., donc QUI paye ?"
D'où sortent les milliards en question ?
A ce stade, ils ont principalement été distribués par la "Fed".
Or l'impensable est en train d'arriver sous nos yeux : la toute puissante, la sacro-sainte "Fed ", l'ultime bastion, pourrait bien, à son tour, être au bout du rouleau.
Le trésor US vient, ce soir, d'organiser en urgence des enchères pour... renflouer la Fed !
Vous parliez de ça à un économiste il y a un mois, il vous prenait pour un fou...
Ces enchères sont donc des emprunts, contractés par le Trésor (l'Etat fédéral US) qui prête ensuite à la Fed, qui a elle-même prêtée aux banques, qui... etc. OK.
Mais qui prête donc au Trésor ?
Question beaucoup trop "bête" pour que nos têtes pensantes se la posent. Dommage.
Dommage, parce qu'ils se la posaient, ils pourraient constater, peut-être, une demi-seconde avant d'en crever, qu'elle n'a déjà plus de réponse...
Un économiste vous dira, en haussant les épaules : "Ben, les acteurs économiques !" (genre, il est con lui...)
Un journaliste du Libégaro vous dira, en écarquillant les yeux : "Ben, la Chine, les fonds souverains, tout ça !" (genre, il habite où, lui ?)
Les "acteurs économiques". OK. Mais les acteurs économiques US sont, dans leur globalité, endettés jusqu'aux yeux ! L'argent qu'ils sont en train de prêter au trésor, ils le doivent déjà à d'autres. Qui ?
"La chine, les fonds souverains, tout ça". Super. Est ce si sur ? Pour combien de temps ?
Un seul organisme, directement concerné, regarde un peu ce qui se passe : le département du Trésor US lui-même.
Et ça donne ça, les "TIC data".
Ce sont les thunes qui entrent aux US, sous une forme ou une autre et qui sont donc censées compenser les "pertes" (en très gros, le déficit commercial, soit environ 60 Mds de dollar par mois).
Ces données ont été publiées hier et concernent le mois de juillet. Le verdict est sans appel : -8.2 Mds (ligne 21)
Là où 60 Mds auraient du rentrer, juste pour pouvoir continuer la fuite en avant, non seulement rien n'est entré mais 8 Mds sont même sortis.
Attention, ces données sont très volatiles et d'une telle complexité qu'elles contiennent des marges d'erreur énormes.
(Pour les fans de ce sujet, voir le blog de Brad Setser au "Council on Foreign Relations". Attention, c'est extrêmement dur à lire) Une seule chose est sure : il y a un bug, un immense bug sur le financement de l'ensemble de la dette de l'économie américaine.
Et c'est à mon avis clairement là que ça se passe. Les faillites en tout genre, à côté, c'est quasiment de la rigolade.
Vu le délai de publication de ces données (un mois et demi), les chiffres du mois de septembre ne seront disponibles qu'à la mi novembre. Ils pourraient être encore à peu près potables dans la mesure où les financiers US semblent en train de rapatrier des fonds du monde entier. Mais derrière, c'est le gouffre et l'explosion du truc au grand jour : la faillite de toute l'économie américaine.
C'est donc une page de l'histoire du monde qui est en train de se tourner en ce moment même.
Ceux qui pensent que "bah ! la chine prendra le relais" devraient d'urgence lâcher leurs bouquins.
On ne remplace pas comme ça un "point de croissance" par un autre "point de croissance". On ne remplace pas la production américaine d'armement, de logiciels, de médicaments, de pétrole, etc. par des T-shirts et des jouets en plastique !
Je caricature, ok, mais c'est un système économique entier qui s'effondre, le capitalisme d'Etat chinois n'y survivra pas non plus !
Devant l'énormité du désastre annoncé, les prophètes se sont remis à prêcher.
Toujours les mêmes vieilles soupes :
D'un côté, les libéraux (les vrais, pas la droite pépère), pour lesquels toutes ces crises sont dues aux interventions de l'Etat.
De l'autre, les "interventionnistes" (disons la gauche, ou les "néo-keynésiens"), pour lesquels il faut au contraire plus de règlementation et un poids plus important de l'Etat dans l'économie.
ça fait un siècle que les uns et les autres nous bassinent avec leurs dogmes à deux balles.
Pendant ce temps, des milliers de gens, d'individus, loin de ces stériles querelles construisent, non pas une voie médiane (c'est précisément le système qui est en train de se vautrer) mais une "autre" voie :
Une économie privée ET non capitaliste.
Des dizaines de formes d'entreprises différentes, qui commencent à savoir presque tout faire, des grains de blé à la finance, mais SANS rémunération du capital.
Une page se tourne, et la prochaine est blanche.
A nous de l'écrire. |
source : http://www.lafinducapitalisme.net/post/2008/09/18/Une-page-se-tourne
complément, qui dit globalemet la même chose et dont la conclusion est effrayante :
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2170
Conclusion :
L'économie américaine à vau-l'eau
Paul Craig Roberts, ancien Sous Secrétaire au Trésor de R. Reagan
[...]
Comment venir à bout du déficit budgétaire lorsque les emplois sont en voie de disparition et que le PIB (c'est-à-dire la base des ressources fiscales) est transféré à l'étranger ?
Pas par des impôts plus élevés. Des impôts plus élevés sont problématiques pour une économie en récession où le chômage, lorsqu'il est correctement mesuré, est déjà à deux chiffres.
Certains ont imaginé que le déficit budgétaire pourrait être jugulé par le démantèlement des programmes d'assurance santé. Toutefois, compte tenu du coût de l'assurance privée, ce serait catastrophique pour des dizaines de millions d'Américains âgés.
La solution la plus probable consisterait à effectuer un « raid » sur les fonds de pensions. Alicia Munnell, Secrétaire adjointe au Trésor chargée de la politique économique de l administration Clinton, fait valoir que les fonds de pensions doivent faire face à un prélèvement pour compenser le fait que les montants qui y sont épargnés sont exempts d'impôt. Je m'attends à ce que le gouvernement fédéral, confronté à sa propre faillite, ressuscite cet argument, car il offre une solution préférable à la planche à billet utilisée par les républiques bananières ou l'Allemagne de Weimar.
Au 21ème siècle, l'économie américaine a été soutenue par l'expansion de la dette, et non par la croissance du revenu réel. Les économistes ont mis en avant les gains de productivité des États-Unis, mais il n'y a pas de d'indication que l'augmentation de la productivité ait augmenté les revenus des ménages, ce qui signale qu'il y a un problème avec les statistiques sur la productivité. Avec des ménages surendettés, pour lesquels la valeur de leur patrimoine le plus important - le logement - est en baisse, le consommateur américain ne sera pas à l'origine d'une reprise économique.
Un pays pourvu de dirigeants avisés reconnaîtrait sa situation difficile, mettrait un terme à ses guerres inutiles, et réduirait son énorme budget militaire, qui dépasse celui du reste du monde. Mais un pays dont l'objectif en politique étrangère est l'hégémonie mondiale continuera sur la voie de la destruction jusqu'à ce que le reste du monde cesse de financer son existence.
La plupart des Américains, y compris les candidats à l'élection présidentielle et les médias, ne savent pas qu'aujourd'hui le gouvernement des États-Unis, à cette minute même, n'est pas en mesure de financer cette journée de fonctionnement et doit compter pour ce faire sur les étrangers qui achètent ses bons du Trésor. Le gouvernement leur paie les intérêts grâce à la vente de nouveaux bons, et lorsque ceux-ci arrivent à échéance, le gouvernement les rembourse en vendant à nouveau des bons. Le jour où les étrangers cesseront d'acheter les bons du Trésor sera le jour où le peuple américain et son gouvernement seront ramenés à la réalité.
Une telle situation financière n'est pas celle d'une superpuissance.
Le sort que connaît aujourd'hui Lehman Brothers préfigure-t-il le destin de l'Amérique de demain ? |
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Message édité 6 fois, la dernière par AozRoon le 18 septembre 2008 - 16 h 44. |
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knightmare
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Posté le 24 novembre 2008 - 22 h 58 m 07 s |
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Les Français photographiés par l'Insee
Des services à la personne au risque de mortalité professionnelle, en passant par l'inflation... L'Insee publie jeudi l'édition 2008 de son classique «France, portrait social», un condensé de données sur la vie quotidienne des Français. En voici une sélection des plus marquantes.
- 3,95 % d'inflation dans les communes rurales
C'est l'inflation qu'ont connue les habitants de communes rurales entre mai 2007 et mai 2008. Un chiffre plus élevé que la moyenne nationale (3,33 %). Les propriétaires ont enregistré une inflation de 3,57 % et les ouvriers ont vu leurs prix à la consommation augmenter de 3,72 %, essentiellement à cause de la forte pression sur les prix alimentaires et énergétiques qui pèsent plus dans leur budget. Les cadres et les Parisiens sont ceux qui ont connu l'inflation la plus faible, avec des hausses de prix de 2,89 % et 2,42 % respectivement, sur cette période.
- 10 % des ménages utilisent les services à la personne
Un tiers des utilisateurs des services à la personne est âgé de plus de 80 ans et la moitié de plus de 70 ans. Les 10 % des ménages les plus aisés absorbent les trois quarts des réductions d'impôt accordées pour les services à la personne.
- 17700 euros de salaire moyen
C'est ce qu'ont touché en moyenne l'ensemble des salariés en 2006, avec un avantage pour les fonctionnaires d'État (22 851 euros, contre 17 156 dans le privé). La rémunération des femmes est inférieure de 27 % à celle des hommes. Dans le privé, les femmes gagnent même, en moyenne, 32 % de moins que les hommes. Le revenu des plus de 45 ans est deux fois supérieur à celui des moins de 30 ans…
- 18% de jeunes sans diplômes
Presque un élève du secondaire sur cinq a quitté l'école sans diplôme de type CAP, BEP ou baccalauréat, entre 2005 et 2007. Cela représente 134 000 jeunes, dont la moitié ont un parent ouvrier ou inactif. À ce chiffre se rajoutent les 40 000 autres sortis du système avant même d'avoir atteint le stade du CAP, du BEP ou de la classe de seconde au lycée. Donc sans aucune qualification.
- 12,4% de risque de décès dans le secteur privé
On savait que le risque de décès en cours de vie active était supérieur selon la catégorie socioprofessionnelle (6,7 % pour les cadres ou les entrepreneurs de 35 ans, deux fois plus pour les ouvriers et employés non qualifiés), mais il est aussi différent entre le privé et le public. Le risque est de 12,4 % pour un homme de 35 à 60 ans en entreprise (contre 9,5 % pour un fonctionnaire) et de 5,6 % pour une femme (contre 4,6 % pour son alter ego dans le public).
- 57 % de propriétaires de logements
Le nombre de propriétaires français a encore augmenté. Il s'établit à 57 % en 2006, contre 51 % en 1982. Il est néanmoins en retrait depuis le début des années 2000 chez les plus modestes (- 1,5 %) et les 40-64 ans (- 1,4 %), qui sont les principales victimes de la forte hausse des prix immobiliers, tout comme les primo-accédants qui ne représentent plus que 55 % des acheteurs (7 points de moins qu'entre 1997 et 2002). La durée des prêts s'est allongée de deux ans et demi au cours des cinq dernières années, à 17,2 ans en moyenne.
- 5600 euros d'indemnités par adulte
C'est le montant total, par équivalent adulte, des transferts en nature distribués par les administrations publiques (remboursement de frais de santé, aides au logement et soutien à l'éducation). Ils représentent 104 % des revenus des 20 % des ménages les plus modestes et 11 % des revenus des 20 % les plus riches. Ces transferts contribuent pour 69 % à réduire les inégalités dans l'Hexagone.
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(source ici)
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Profitez de la vie et soyez heureux. C'est le plus important.
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AozRoon
lapin rouge
Messages : 3 271 Inscrit le 28/05/02
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Posté le 30 novembre 2008 - 21 h 05 m 11 s |
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Redevance TV - Les internautes devront payer
Alors que le projet de loi sur la réforme de l'audiovisuel public est examiné à partir d'aujourd'hui devant l'Assemblée nationale, un amendement voté en commission propose de faire payer la redevance audiovisuelle à tous les abonnés à Internet. Un texte qui n'est pas sans poser quelques questions.
Jusque-là, la redevance audiovisuelle n'était appliquée qu'aux seuls détenteurs d'un téléviseur. Bientôt, ceux qui ont accès à Internet sans posséder de téléviseur devraient aussi la payer. C'est en tout cas le sens d'un amendement déposé la semaine dernière en commission par le député Jean Dionis du Séjour. Ce dernier propose d'ajouter au code général des impôts un alinéa stipulant que la redevance doit être payée « par toutes les personnes physiques [...] qui ont contracté un abonnement avec un fournisseur d'accès à Internet ». Le député entend ainsi « mettre fin à une injustice fiscale » qui exonérerait de redevance les abonnés à Internet regardant les programmes télé sur leur ordinateur. Si elle était adoptée, cette mesure permettrait, selon le député, de rapporter quelque 50 millions d'euros.
Regarder la télévision sur son ordinateur n'a rien de très compliqué. Il suffit d'installer sur son ordinateur une carte tuner pour recevoir en direct les chaînes de télé. Certains FAI proposent par ailleurs des services « TV sur ordinateur » permettant de regarder sur son PC une sélection de chaînes, notamment celles de la TNT. Les chaînes elles-mêmes mettent leurs programmes en ligne. Plusieurs d'entre elles ont créé des sites Internet sur lesquels il est possible de revoir pendant une semaine certaines de leurs émissions. C'est ce qu'on appelle la « télé de rattrapage » ou « catch up TV ».
L'ennui, c'est que l'amendement, tel qu'il est proposé, ne fait pas dans le détail. Il s'applique à tous les détenteurs d'un accès à Internet, qu'ils utilisent ou non leur ordinateur pour regarder la télévision. Il s'applique même indifféremment aux abonnés haut et bas débit, alors qu'il est quasiment impossible à ces derniers de regarder la télé via Internet vu le faible débit dont ils disposent. A contrario, d'autres personnes pourront continuer à regarder la télé sur leur ordinateur sans payer la redevance. C'est le cas par exemple de celles qui ont opté pour la toute nouvelle clé TNT Canal Plus (20 euros/mois). Celle-ci permet en effet de recevoir sur son ordinateur une trentaine de chaînes, y compris celles du groupe Canal, par le biais de la TNT (une clé USB intègre un mini-décodeur relié à une antenne). Pas de téléviseur, pas d'abonnement à Internet et donc pas de redevance à payer, et pourtant la télé en direct et sans limite sur son ordinateur !
Et que penser de la possibilité de regarder la télévision sur son téléphone mobile ? Cette réalité technologique va-t-elle faire de tous les abonnés à un opérateur de téléphonie mobile des assujettis à la redevance audiovisuelle ? |
http://www.quechoisir.org/Article.jsp?id=Ressources:Articles:98B3DA9F322A2A66C125750B0052CF19&catcss=ARG201
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