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iraysyvalo
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Posté le 07 décembre 2005 - 20 h 45 m 16 s |
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Reprise du message précédent :
J'pense que c'est aussi un moyen pour certains majors et fabricants de materiels de lecture de se debarrasser en douce des concurrents (voir le cas Apple et Ipod qui a fait pleurer meme MS, pourtant specialiste du fait mais qui n'a pas saute dans le wagon assez tot  ).
Vous imaginez, ils pourraient meme changer de systeme de DRM, allez incompatible en plus, sans crier gare et rebelote, tout le monde doit changer (ou au moins flasher, enfin pour ceux qui sont dans le programme Genuine hein  ) son petit materiel !!
Vous collectionnez patiemment les oeuvres des Inconnus et vos enfants pourraient theoriquement deja ne plus pouvoir les lire ...
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DAGO
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gege38
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Posté le 08 décembre 2005 - 09 h 44 m 46 s |
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Au nom du droit d'auteur, le gouvernement prône le verrouillage des oeuvres.
[color=ff0000]Internet : on sort les scellés[/color]
par Florent LATRIVE
QUOTIDIEN : jeudi 08 décembre 2005
Sur les CD, les systèmes anticopie empêchent la duplication, mais aussi le transfert d'une chanson sur un baladeur numérique. Sur les sites de téléchargements payants, comme Fnacmusic.com, ils brident le nombre de copies et obligent l'usager à choisir des logiciels de lecture agréés. A douze jours de l'examen par l'Assemblée du projet de loi sur les droits d'auteur, ces verrous technologiques baptisés «mesure techniques de protection» ou systèmes de gestion des droits numériques (DRM, en VO) se retrouvent au coeur des évolutions du droit à l'heure de l'Internet. Et ont suscité une bronca d'associations, d'artistes, de bibliothécaires et d'internautes, qui pétitionnent à tout-va. Logique, car les DRM sont au centre de ce texte de transposition d'une directive européenne, qui les légitime en droit et les protège juridiquement: le fait de faire «sauter» un de ces DRM, quel qu'en soit le motif, sera bientôt puni de trois ans de prison et de 300 000 euros d'amende. En théorie, aucune circulation numérique d'oeuvres non validée par les producteurs ou les éditeurs ne sera plus possible. On mesure la différence avec la situation de l'univers «physique», où un livre peut être acheté en librairie, mais aussi emprunté, donné ou photocopié pour son usage perso.
Redevance. «Nos oeuvres sont pillées et les mesures techniques sont une réponse à l'agression que nous avons subie», justifie Gilles Bressand, le président du Syndicat national des éditeurs de phonogrammes, qui reconnaît que «tout ce qui tend à protéger le principal, et donc les oeuvres, peut causer des dommages secondaires». Les membres de l'Alliance public-artistes (associations de consommateurs et d'artistes) voient surtout dans cette future loi un gage donné aux «industriels qui veulent contrôler entièrement la circulation des oeuvres». Ils proposent une autre solution pour mettre fin à «l'illusion de la gratuité» tout en «permettant au public de bénéficier de tout le potentiel de la révolution numérique» : la légalisation des échanges non commerciaux d'oeuvres via le Net en contrepartie d'une redevance sur l'abonnement au fournisseur d'accès (1). Les bibliothécaires et l'Association des maires de France s'inquiètent eux de l'avenir de la «lecture publique», selon le secrétaire général (PS) de l'AMF, André Laignel, avec cette loi «extraordinairement restrictive» qui ne prévoit rien pour que les bibliothèques puissent donner accès aux ressources numériques.
Cadeau. La contestation a été dopée par le calendrier : passé en Conseil des ministres il y a deux ans, le texte sera examiné à la veille de Noël, le 20 décembre. Et «en urgence», avec une seule lecture parlementaire. Un rapport rendu hier par un organisme dépendant du ministère de la Culture et dominé par les producteurs de disques ou de cinéma le Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (CSPLA) a chauffé un peu plus les esprits. Il préconise des amendements imposant les DRM aux logiciels d'échange de fichiers, voire aux webradios (lire ci contre). Ces renchérissements ont suscité l'ire des concepteurs de logiciels libres dont la pétition (1) contre «le verrouillage généralisé de la culture» a recueilli plus de 30 000 signatures en moins d'une semaine. Ils voient là un cadeau aux fournisseurs de ces technologies de contrôle, dont Microsoft.
(1) www.lalliance.org et http://eucd.info
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http://www.liberation.fr/page.php?Article=343353
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--La Rochefoucauld
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molthou
A trop vouloir nous empêcher de mourir, vous allez finir par nous empêcher de vivre!!!
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Posté le 08 décembre 2005 - 10 h 02 m 09 s |
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La moto est synonyme de plaisir et non de vitesse.
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iraysyvalo
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Posté le 08 décembre 2005 - 10 h 38 m 47 s |
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Remarquez l'abus de langage du SNEP : "Nos oeuvres" au lieu de "Les oeuvres de nos artistes" .. Bref ...
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ballinette
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Posté le 08 décembre 2005 - 11 h 07 m 01 s |
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Le 08 décembre 2005 - 10 h 38, iraysyvalo a écrit :
Remarquez l'abus de langage du SNEP : "Nos oeuvres" au lieu de "Les oeuvres de nos artistes" .. Bref ...
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Tiens, je me suis fait la même remarque
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Dangereux pirate.
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betux
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testis ...
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Posté le 08 décembre 2005 - 14 h 14 m 49 s |
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de mieux en mieux
http://www.clubic.com/actualite-29891-loi-dadvsi-petition-et-crainte-des-developpeurs.html
"Il est également question de la remise en cause de la vie privé dans cette loi, les FAIs seront contraints d'installer un filtre pour empêcher les outils P2P et vérifier le contenu de vos emails."
« en plus de tuer le droit à la copie privé et malgré les redevances déjà appliquées, selon la directive DVDVSI, le simple fait de lire un DVD non autorisé par l'éditeur peut conduire à une peine de 3 ans de prisons et 300000 euros d'amende »
liberté je copierai ton nom ... ah merde c'est pas possible y'a un drm du coup mon stylo est verrouillé
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Il faut que le hasard renverse la fourmi pour qu elle voit le ciel.
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DAGO
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Posté le 08 décembre 2005 - 16 h 30 m 46 s |
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arf.. euh.. lien deja donner par moi meme en page d'avant betux!!
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iraysyvalo
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Posté le 08 décembre 2005 - 19 h 04 m 48 s |
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Sans parler de la forme (date du vote, en simple lecture en plus) tres discutable deja, ce qui pose un autre gros probleme, c'est aussi le fait que cette loi sert prioritairement les interets corporatistes d'un petit nombre au detriment de la majorite ..
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Nada
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Posté le 08 décembre 2005 - 21 h 39 m 56 s |
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Vends 306 TD Symbio 140Mkm TO Clim ..... => MP
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gege38
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Posté le 09 décembre 2005 - 09 h 53 m 04 s |
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Je continue ma revue de presse...
Un autre article d'un autre point de vue (merci de ne pas troller dessus  )
Les logiciels d'échanges de pair à pair bientôt hors la loi ?
LEMONDE.FR | 08.12.05 | 21h38 • Mis à jour le 08.12.05 | 21h38
Lors d'une rencontre avec de jeunes internautes sur la question du téléchargement de musique et de film, en avril dernier, Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture, a répété plusieurs fois : "Le vrai problème, c'est celui de la gratuité". Après quelques échanges, le rendez-vous tournait à la confrontation. Les représentants des industries du film et du disque présents, campaient sur leurs positions. En face, les internautes demeuraient convaincus de l'existence d'une mutation irréversible concernant l'usage et la consommation des biens numériques culturels. Des escarmouches verbales de cette réunion et de ses retombées médiatiques, le ministre aura retenu que de poursuivre en justice des collégiens soupçonnés d'avoir échangé des biens numériques culturels, était politiquement une option risquée.
C'est donc sans surprise, qu'en novembre, le ministre exposaient dans un communiqué la nouvelle ligne directrice de son plan anti-téléchargement : " on ne peut en effet faire porter aux seuls internautes la responsabilité du délit de contrefaçon ". D'où, la " possibilité de compléter ces dispositions par des mécanismes sanctionnant l'incitation, notamment par les fournisseurs de logiciels d'échanges "pair-à-pair" ".
Au cœur de la stratégie des représentants des industries de la musique et du cinéma et du ministre de la culture, se trouve le projet de loi sur le droit d'auteur et des droits voisins dans la société de l'information (DADVSI), qui doit être discuté à l'assemblée nationale le 20 et 21 décembre.
Mercredi 7 décembre, le Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (CSPLA), présidé par Pierre Sirinelli, a rendu deux avis et un projet d'amendement à la loi DADVSI, qui devrait complaire à Renaud Donnedieu de Vabres :
"Les attaques frontales contre les internautes créent un effet d'image des industries culturelles très négatif auprès de leur propre public. Aussi, il est apparu judicieux aux membres de la commission de pouvoir agir à l'encontre des éditeurs ou distributeurs de logiciels permettant les échanges illicites" note le CSPLA dans son avis sur la distribution des contenus numérique en ligne.
EXIT LES LOGICIELS D'ÉCHANGES P2P
Après avoir tenté, en vain, de faire porter le chapeau des téléchargements aux fournisseurs d'accès à Internet, puis sans beaucoup de succès aux internautes, les représentants des ayants-droits se retourne contre les auteurs de solutions informatiques.
La CSPLA propose, dans un amendement, d'assimiler au délit de contrefaçon le fait d'éditer ou de mettre à disposition du public un logiciel susceptible de mettre à la disposition du public des œuvres protégés. "Ce texte viserait les logiciels permettant le " peer-to-peer "… En outre, il mettrait en jeu la responsabilité civile de tout éditeur de ce type de logiciel qui resterait inactif alors qu'il sait que son logiciel est massivement utilisé pour distribuer des contenus sans accord des ayants droits" se réjouit le Syndicat National de l'édition Phonographique (SNEP)dans un communiqué.
Associations de consommateurs, d'internautes et d'artistes réunis d'un collectif nommé Alliance ne partage pas le point de vue des industriels et des représentants du ministère. Selon eux, l'avis du CSPLA n'évalue pas "objectivement les différentes positions des acteurs représentés.""Ils ont été en réalité entièrement soumis à la volonté d'un groupe de pression, ayant pour objectif de cloisonner l'exercice des droits au bénéfice des éditeurs, des producteurs et des distributeurs".
"La question de la licence globale a été escamoté" estime Julien Dourgnon, directeur des études et de la communication de l'UFC-Que choisir, et représentant des consommateurs. " Jamais nous n'avons vu une telle partialité au sein d'une commission. Le CSPLA est un vase clôt ou se retrouve les représentants de l'industrie musicale et cinématographique" témoigne-t-il.
Alors que les amendements s'accumulent, les débats parlementaires du 20 et 21 décembre s'annoncent passionnés. Selon Julien Dourgnon, " cette loi renforce la position dominante d'un oligopole (NDLR Microsoft, Apple)…, sujet sur lequel il n'y a pas de clivage gauche-droite".
Eric Nunès
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http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-719248,0.html
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Message édité 1 fois, la dernière par gege38 le 09 décembre 2005 - 09 h 53. |
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Jack le Castor
bientôt curé
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Posté le 09 décembre 2005 - 10 h 54 m 00 s |
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Logiciels libres : et pourtant, ils tournent Par Philippe Rivière
- Loin d’être une simple chaîne d’information et de consommation, Internet est devenu le berceau de nouveaux biens communs. Le succès des logiciels libres annonce-t-il une époque de partage généralisé ?
Internet, après quinze années d’essor ininterrompu, fait partie intégrante de la vie quotidienne. Dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), 10% des foyers disposent déjà d’une connexion à « haut débit ». Graduellement, des pans entiers des pratiques culturelles basculent vers l’ordinateur. On ne tient plus son journal intime, mais on « blogue » ; on ne s’ennuie plus, on « surfe » ; on ne laisse plus une question en l’air au cours du repas sans chercher la réponse immédiatement « sur Google »...
Rapide, cette transformation aurait pu suivre le schéma dominant de l’organisation moderne de nos sociétés. Dans leurs discours « visionnaires », les patrons de multinationales comme Microsoft, Vivendi, America Online (AOL) envisageaient une marchandisation totale des « produits informationnels », qu’ils livreraient en toute sécurité à l’abonné-consommateur. A l’instar de Jeremy Rifkin, qui, en plein milieu de la bulle spéculative autour des entreprises en « .com », publiait L’Age de l’accès (1), nombre de prospectivistes mettaient en garde contre ce type de scénario. La valeur, soulignaient-ils, ne reposerait désormais plus sur la propriété matérielle des choses, mais sur la capacité d’y accéder. Les gardiens de cet accès seraient les nouveaux maîtres de l’information. Le mariage entre le géant des médias Time Warner et le champion des réseaux AOL était un exemple typique de cette équation. Le Net + la télévision + un système de vente : on assistait à « la fusion d’un ensemble de grands réseaux qui ont la mainmise sur leurs utilisateurs avec une entreprise qui se donne pour objet la maîtrise quasi absolue des contenus (2). »
Ces analyses négligeaient toutefois un autre phénomène, plus diffus mais non moins puissant. Si la concentration est inscrite dans les gènes de la télévision (et, dans une moindre mesure, de la radio et de la presse), Internet reste fidèle à sa conception initiale, marquée par l’ouverture et l’absence de contrôle. Loin d’être un slogan, l’approche « de bas en haut », décentralisée, ouverte à tout type d’usage de ce réseau, est toujours inscrite au plus profond de son infrastructure.
C’est ainsi par exemple que BitTorrent, un protocole d’échange de fichiers lancé en 2002 sans moyens financiers par Bram Cohen, un programmeur surdoué, génère trois ans plus tard la moitié du trafic Internet. Ce logiciel présente plusieurs caractéristiques intéressantes. En permettant à quiconque, même sans connexion rapide, de mettre en partage d’énormes fichiers, BitTorrent a contribué à redémocratiser un réseau où les coûts de bande passante risquaient de s’avérer rédhibitoires pour nombre de projets alternatifs – notamment pour des radios ou des télévisions souhaitant permettre le téléchargement de leurs émissions à un large public (3). Bien entendu, cette capacité de diffusion n’a pas échappé aux amateurs d’échanges de vidéos et de musique, qui l’utilisent massivement pour visionner des copies, souvent illicites, des dernières productions hollywoodiennes...
Pour toute une industrie fondée sur la « propriété intellectuelle », ces nouvelles pratiques relèvent du « piratage (4) », mettent en danger l’économie, et, grief plus grave encore, s’attaquent à l’innovation et à la création. Cette industrie (qui va de Hollywood aux firmes pharmaceutiques, en passant par certaines sociétés d’informatique) avait obtenu, année après année, un renforcement quasi systématique des droits de propriété intellectuelle – dans le temps, avec l’allongement du copyright ; dans l’espace, avec la mondialisation de ces droits. Et, jusqu’au début des années 2000, elle avait avancé ses pions sans guère rencontrer d’opposition (5).
Les choses ont changé : il ne viendrait plus à l’esprit d’un Al Gore soucieux de son image de prendre la tête du comité chargé de faire pression sur l’Afrique du Sud pour qu’elle abandonne une loi sur les brevets visant à sauver des vies en cas d’urgence sanitaire. Il n’est plus possible de ressasser qu’« il n’y a pas d’autre méthode », ou que « sans la protection de la propriété intellectuelle l’innovation disparaît ». Car, de fait, les logiciels libres ont démontré qu’une autre voie était non seulement possible, mais aussi qu’elle était déjà là, fonctionnelle et crédible. Ces programmes équipent une part de plus en plus importante de l’informatique, qu’il s’agisse des serveurs, des ordinateurs personnels ou des petits appareils électroniques.
Qu’est-ce qui différencie un logiciel « libre » d’un logiciel « propriétaire » ? La gratuité, qui fait partie des atouts les plus cités, n’est qu’un aspect mineur de la question. A l’instar du « tube de l’été » promu et diffusé à toute heure sur tous les réseaux de télévision et de radio, un logiciel peut être donné gratuitement sans pour autant être libre (6). Pour filer la métaphore, la chanson populaire ne serait « libre » que si chacun pouvait, sans demander d’autorisation préalable, en étudier la partition, la chanter comme il le désire, la réinterpréter en concert, et faire un nouveau disque avec. La partition, c’est le code source du logiciel. La triple liberté qui consiste à pouvoir étudier ce code, le modifier et le redistribuer est ce qui caractérise le « logiciel libre ». Et cela se révèle un moteur d’innovation et de création tout aussi puissant que le modèle traditionnel de la propriété intellectuelle, basé sur l’attribution à l’inventeur d’un monopole pour accorder, en échange de redevances, des licences d’utilisation.
Plus que la marchandisation des produits de l’esprit, c’est sur la légitimité accordée au modèle classique d’exploitation de la « propriété intellectuelle » comme unique source d’innovation que s’opère la véritable ligne de fracture entre les différents acteurs de la « société de l’information ». Et même, plus précisément, sur la notion de « propriété intellectuelle » que l’on entend défendre (d’où l’usage de guillemets, dans cet article, lorsqu’on emploie cette expression). Si le sujet peut paraître obscur et fort technique, il fut au cœur de l’importante bataille sur les brevets logiciels en Europe, qui a trouvé sa conclusion le 6juillet 2005. Soutenue par une coalition de firmes (dont Nokia, Siemens, Philips ou Alcatel pour les sociétés européennes), la Commission européenne défendait depuis trois ans un projet de directive visant à autoriser le brevetage des logiciels, jusqu’alors pratiqué de manière plus ou moins clandestine par l’Office européen des brevets (OEB).
La différence majeure entre le brevet et le droit d’auteur (seul droit légitime en Europe, avec le copyright, s’appliquant au logiciel en tant que tel), c’est que le brevet correspond à un monopole sur l’exploitation d’une idée, là où le droit d’auteur donne une propriété sur l’expression d’une idée. Sous le régime du droit d’auteur, chacun peut programmer à sa façon un élément repéré dans un autre programme (à condition de ne pas copier le code précis utilisé dans le logiciel dont on s’inspire) ; sous le régime des brevets, chaque logiciel doit éviter tout ce qui pourrait avoir été breveté, et, en pratique, toute personne court le risque de voir un cabinet d’avocats venir lui extorquer des redevances sous la menace d’une assignation en justice. On imagine le casse-tête, lorsque des dizaines de milliers de brevets sont pris chaque année sur des concepts aussi élémentaires que le « double clic ».
Comme l’ont montré les débats suscités par cette directive, seules les plus grandes firmes, capables de gérer d’importants portefeuilles de brevets, peuvent tirer profit du système – en 1990, un responsable des brevets chez IBM expliquait en effet que, plus que dans les redevances (qui se chiffrent tout de même en milliards de dollars chaque année), la valeur des brevets résidait dans la capacité qu’ils procurent d’obtenir un accès aux technologies des autres firmes. Les brevets logiciels risquaient donc d’écraser les petites et moyennes entreprises, mais aussi les auteurs de logiciels libres. Or, selon M. Michel Rocard, fer de lance de la coalition anti-brevets logiciels au Parlement européen, 60% des développeurs de logiciels libres sont européens.
Le rejet de la directive a pour origine la mobilisation, exceptionnelle et inattendue, de ces développeurs, ainsi que des PME de l’informatique et de nombreux utilisateurs. A travers des pétitions en ligne, des manifestations de rue à Bruxelles, et un travail acharné d’explication, ils sont allés convaincre les députés, un par un. Et ont fini par asséner cet incroyable coup de massue aux lobbies pro-brevets, qui s’étaient pourtant offert comme consultant l’ancien président du Parlement européen Pat Cox (7).
Au-delà du résultat immédiat (un simple retour, sur le plan juridique, au statu quo ante), cette campagne aura forcé les partisans des logiciels libres à entrer en politique et à apprendre le droit européen. Ce faisant, ils se sont constitués en une force avec laquelle il faudra compter. A l’image des malades du sida qui avaient dû apprendre la médecine pour pouvoir parler sur un pied d’égalité avec les médecins.
Cela ne pourra pas rester sans conséquences plus larges sur l’organisation de la « société de l’information ». Dans Cause commune (8), Philippe Aigrain – qui, après avoir été chercheur, puis fonctionnaire à la Commission européenne, est devenu l’un des animateurs de ce mouvement – fait ce constat : le germe de liberté installé dans les principes mêmes d’Internet a donné plus de fruits que prévu. « En transférant à la périphérie le pouvoir sur le réseau, écrit-il, les concepteurs d’Internet jouaient la société contre l’Etat. Il fallut tout l’acharnement des multinationales des médias et du logiciel propriétaire dans leur tentative de détruire Internet en y réintroduisant des éléments de contrôle pour qu’on se rende compte qu’[ils] avaient également joué la société contre le capitalisme informationnel. »
Loin d’être univoque, ce mouvement affiche une étonnante diversité. Les militants sont rejoints par des Etats, notamment ceux du tiers-monde (9) ; des collectivités locales, mais aussi des entreprises, y participent de manière active. Et si Bill Gates décrit ses participants comme « des communistes au goût du jour (10) », des tenants du libéralisme économique voient dans les règles du logiciel libre un modèle idéal de « concurrence libre et non faussée ».
Contre le « capitalisme informationnel », des coalitions de plus en plus larges défendent et développent les « biens communs informationnels » existants et à venir. La bataille du logiciel libre n’est qu’une facette d’un conflit, durable, englobant aussi bien la recherche médicale que la musique, la biodiversité que l’information. |
LE MONDE DIPLOMATIQUE | octobre 2005 | Pages 81, 82 et 83
http://www.monde-diplomatique.fr/mav/83/RIVIERE/13060
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"Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé"
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gege38
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Posté le 09 décembre 2005 - 12 h 42 m 02 s |
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Merci Jack, j'allais le poster
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" Nous plaisons plus souvent dans le commerce de la vie par nos défauts que par nos qualités. "
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Nada
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Posté le 09 décembre 2005 - 13 h 33 m 28 s |
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http://www.ratiatum.com/news2655_DADVSI_un_lecteur_de_Ratiatum_passe_a_l_action.html
Le projet de loi sur le droit d'auteur doit être voté à la veille de Noël, en procédure d'urgence, alors que nombre de députés ont prévu de retourner se mettre au chaud dans leur circonscription. Beaucoup n'ont pas conscience des enjeux de la réforme que tente d'imposer les industriels. Un lecteur, "N2", nous raconte sa mobilisation qu'il aimerait voir imitée :
"Bonjour à tous,
L'heure est grave et moi dans mon coin, j'ai décidé d'agir. Discuter c'est bien, mais maintenant ça suffit, il n'y a que l'action qui peut changer cet avenir sinistre qu'on nous promet.
J'ai signé l'appel d'EUCD.info. La pétition je l'ai envoyée à mon député, avec un petit texte explicatif. Puis je suis allé le voir, directement. Il m'a reçu.
J'ai passé plusieurs heures à lui expliquer ce qui se passait, quelles seront les conséquences immédiates et à venir. Ce fut pour lui une découverte.
Ne croyez pas que ces hommes ont un savoir inné sur tout ce qui se passe dans notre société. Si personne ne prend le temps d'aller informer, convaincre ces représentants du peuple, alors oui ces super industriels privés gagneront la bataille.
Nous avons de petits moyens par rapport à eux, mais nous avons le nombre. Mobilisez vous, parlez en partout, à tous les gens que vous connaissez, sensibilisez les, expliquez leur ce qui se passe et demandez leur de faire de même. On y arrivera !!!
Pour conclure, mon député, qui n'est rien d'autre qu'un serviteur et un représentant d'un groupe d'hommes et de femmes habitants en France, s'est engagé à lui-même sensibiliser et informer l'ensemble des autres députés de son groupe (140-> groupe PS), à préparer une riposte officielle par les moyens légaux à sa disposition.
Ce groupe n'a pas la majorité, mais si tout le monde s'y met, tous bords confondus, on va y arriver.
Un seul mot : ACTION
PS : je lis les articles de RATIATUM depuis longtemps, mais c'est la première fois que j'écris. J'en ai marre d'être spectateur de ce monde, aujourd'hui je deviens acteur.
@+"
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ballinette
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Posté le 09 décembre 2005 - 14 h 19 m 44 s |
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Dangereux pirate.
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loz
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Posté le 09 décembre 2005 - 14 h 49 m 28 s |
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Et quelqu'un a le plan des cantons de Gre ?
Purée, j'ai le choix entre Destot et Cazenave... La peste ou le choléra ?
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« Vivre simplement, pour que simplement d’autres puissent vivre. » (Gandhi)
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ballinette
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Posté le 09 décembre 2005 - 15 h 26 m 24 s |
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Le 09 décembre 2005 - 14 h 49, loz a écrit :
Et quelqu'un a le plan des cantons de Gre ?
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http://migration2005.cg38.fr/pages/fiche_canton/id/46/Lang/1
Pour avoir un ordre d'idée... Bon, si t'habites à la limite entre 2 cantons, c'est pas précis
Cela dit, ça doit être indiqué sur ta carte éléctorale, non ?
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Dangereux pirate.
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loz
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Messages : 7 563 Inscrit le 07/11/01
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Posté le 09 décembre 2005 - 16 h 00 m 08 s |
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Pas du tout, l'angle NE de Berriat/Jaurès c'est où là dessus ?
| Cela dit, ça doit être indiqué sur ta carte éléctorale, non ? |
J'ai emménagé il y a une semaine...
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« Vivre simplement, pour que simplement d’autres puissent vivre. » (Gandhi)
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AozRoon
lapin rouge
Messages : 3 250 Inscrit le 28/05/02
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Posté le 09 décembre 2005 - 21 h 55 m 03 s |
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La culture sous clé ?
vendredi 9 décembre 2005
C'est un débat essentiel qu'escamote la procédure d'urgence (une seule lecture) décidée pour le vote, par les députés français, du projet de loi sur le droit d'auteur et les droits voisins dans la société de l'information (DADVSI, transposition dans le droit français d'une directive européenne (1)). Ce texte éminemment polémique, qui sera examiné à l'Assemblée nationale le 20 décembre, semble avoir été conçu sur mesure pour les grandes industries du disque et du film, appuyées par les principales firmes du logiciel propriétaire.
Motivé par la « lutte contre le piratage », ce projet de loi permettrait aux industriels de soumettre chaque consultation d'une oeuvre numérique à un contrôle préalable grâce à des « mesures techniques de protection » (MTP). En imposant l'utilisation des MTP, les grands éditeurs s'octroient le droit de bloquer ou de limiter à distance les accès non autorisés a priori par une licence d'utilisation marchande. Demain, il pourrait être proscrit de copier un CD pour son usage privé, de le prêter à un ami ou de regarder un DVD sur son ordinateur avec un logiciel libre.[...] |
la suite : http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2005-12-09-La-culture-sous-cle
et joyeux noyel !!
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ballinette
Un Français qui se lève tard !!!
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FAI : Free+Club Internet+Wanadoo
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Posté le 09 décembre 2005 - 22 h 18 m 28 s |
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Message édité 1 fois, la dernière par ballinette le 09 décembre 2005 - 22 h 18. |
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Dangereux pirate.
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iraysyvalo
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Messages : 9 647 Inscrit le 19/11/02
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Posté le 11 décembre 2005 - 00 h 07 m 06 s |
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Le 09 décembre 2005 - 21 h 55, AozRoon a écrit :
et joyeux noyel !!
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Tu ne crois pas si bien dire .. demain, si le pere Noel ne t'aura pas amene le dernier SApplY (ou ApplSon) avec le dernier systeme DRM sorti peu avant les fetes, ou si t'as pas ete sage (entendre, tu n'as pas de quoi te l'offrir de toutes facons vu son prix prohibitif), tu pourrais ne plus avoir que tes yeux pour pleurer le monde d'avant ...
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Pour un ban rapide et garanti sur ce forum, argumentez vos posts, dites simplement la verite, parlez de la realite et les leche-culs d'un cote et les maniaques du ban de l'autre se feront un plaisir de vous envoyer au purgatoire aussi sec.
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